Le tramway T6 Châtillon-Viroflay est l'un des projets de transport les plus structurants réalisés en Île-de-France au cours des deux dernières décennies. Mis en service en deux temps, en décembre 2014 puis en mai 2016, il relie en 14 kilomètres et 21 stations la station de métro Châtillon-Montrouge à la gare de Viroflay-Rive-Droite. Il traverse les Hauts-de-Seine et les Yvelines et facilite les déplacements de quelque 150 000 Franciliens qui habitent ou travaillent à moins de 500 mètres d'une station1.
Au-delà du transport, le T6 a transformé les territoires qu'il traverse. Pour préparer un trajet, tout est réuni dans les informations pratiques du tram T6 (horaires, tickets, correspondances, accessibilité) ; pour situer chaque arrêt, ouvrez le plan interactif du T6 et ses 21 stations ; pour comprendre comment la ligne est née, lisez l'histoire du tram T6, de 1994 à aujourd'hui.
En bref : le T6 est un tram sur pneus de 14 km entre Châtillon-Montrouge (métro 13) et Viroflay-Rive-Droite (Transilien L). Il compte 21 stations, dont 2 souterraines à Viroflay, et se parcourt en 40 minutes environ. Un tram passe toutes les 4 minutes aux heures de pointe en semaine. Il a transporté 21 millions de voyageurs en 2024.
Caractéristiques techniques et tracé d'une ligne pionnière
Un tramway sur pneus guidé par un rail central
Le tramway T6 se distingue par plusieurs spécificités techniques. Long de 14 kilomètres, il relie la station de métro Châtillon-Montrouge à la gare de Viroflay-Rive-Droite en desservant 21 stations. Elles sont implantées dans cinq communes (Châtillon, Clamart, Meudon, Vélizy-Villacoublay et Viroflay) et la ligne dessert, par ses stations voisines, quatre communes de plus : Montrouge, Malakoff, Fontenay-aux-Roses et Le Plessis-Robinson2. Le temps de parcours total est d'environ 40 minutes (42 minutes dans les horaires théoriques), pour une vitesse commerciale de 20 km/h2.
La ligne utilise la technologie Translohr, un tramway sur pneumatiques guidé par un rail central, conçu par l'entreprise alsacienne Lohr Industrie. Après la faillite de Lohr en 2012, l'activité a été reprise par NTL, détenue par Alstom (51 %) et le Fonds stratégique d'investissement, devenu Bpifrance (49 %), puis absorbée par Alstom en 20223. Les 28 rames de type STE6 mesurent 46 mètres de long et 2,20 mètres de large ; elles accueillent environ 250 voyageurs (255 selon le constructeur, à 4 personnes par mètre carré), dont 60 assis4.

Un tram qui passe sous Viroflay
L'une des caractéristiques les plus remarquables du T6 est sa section souterraine : environ 2 kilomètres entre Robert Wagner et Viroflay-Rive-Droite, dont 1,6 kilomètre de tunnel5. Elle comprend deux stations souterraines, à environ 20 mètres de profondeur en moyenne : Viroflay-Rive-Gauche et Viroflay-Rive-Droite5. Le tunnel a été creusé par un tunnelier à pression de terre baptisé « Nolwenn », de mars 2013 à janvier 2014 ; les murs des deux stations ont été réalisés en parois moulées2.
Le tunnel, qui part de la lisière de la forêt de Meudon avant de s'enfoncer sous la ville, comprend un puits de ventilation, de désenfumage et d'accès des secours, avenue de Vélizy, car plus de 800 mètres séparent l'entrée du tunnel de la première station6.

Photo : Gérard Rollando.
Pour les horaires, les tickets et les correspondances, voir toutes les informations pratiques sur le tramway T6 entre Châtillon et Viroflay.
Un tracé structurant desservant les zones d'activités
Le tracé du T6 emprunte successivement plusieurs routes départementales, la RD 906 (ex-RN 306) à Châtillon et Clamart, puis la RD 57 et la RD 53, jusqu'à la forêt de Meudon et au tunnel de Viroflay2. La ligne dessert des lieux stratégiques : le centre commercial Vélizy 2, ouvert en 1972 et jusqu'alors accessible surtout en voiture et en autobus, l'hôpital Antoine-Béclère, la zone d'emplois Inovel Parc, le parc Novéos, les sites du CEA et de l'ASN à Fontenay-aux-Roses, et des zones d'activités tournées vers la recherche, les hautes technologies, l'automobile et l'aéronautique2.
La quasi-totalité de la ligne est en site propre, ce qui garantit la régularité du service. Seule exception : quelques centaines de mètres route du Pavé-Blanc, à Clamart, où le tram partage la chaussée avec la circulation générale2. En semaine, les rames passent toutes les 4 minutes aux heures de pointe et toutes les 4 à 8 minutes aux heures creuses, selon la fiche horaire officielle7.
Un financement partagé et une gouvernance à plusieurs niveaux
Une répartition entre les collectivités
L'infrastructure et l'insertion urbaine du tramway T6 ont coûté 384 millions d'euros hors taxes, aux conditions économiques de 20068. Le matériel roulant, financé à 100 % par le Syndicat des transports d'Île-de-France (STIF, aujourd'hui Île-de-France Mobilités), représente environ 134 millions d'euros aux conditions de 2006 ; d'autres sources donnent 137 ou 140 millions8.
La répartition du financement de l'infrastructure a impliqué cinq acteurs publics. La Région Île-de-France en a assumé la moitié, soit 190,58 millions d'euros. Les deux départements ont contribué de façon importante : les Hauts-de-Seine pour 76,43 millions d'euros (20 %) et les Yvelines pour 52,08 millions d'euros (13 %). L'État a participé à hauteur de 61,63 millions d'euros (16 %), et la RATP, maître d'ouvrage du système de transport et exploitant de la ligne, pour 3,36 millions d'euros (1 %)8.
Une maîtrise d'ouvrage partagée entre départements et RATP
Les Conseils généraux des Hauts-de-Seine et des Yvelines ont assuré la maîtrise d'ouvrage de l'infrastructure et de l'insertion urbaine sur leur territoire, tandis que la RATP s'est chargée du système de transport2. Cette organisation a permis de coordonner les travaux sur un territoire à cheval sur deux départements.
Le STIF, autorité organisatrice des transports en Île-de-France, a piloté l'ensemble du projet ; il est propriétaire des rames, et la RATP exploite la ligne pour son compte2. L'exploitation des tramways franciliens est en cours de mise en concurrence : le T6 fait partie d'un lot avec les T5, T7 et T8, avec un nouvel exploitant attendu au 1er janvier 2030 selon le calendrier le plus cité9.
Calendrier de réalisation : des études à l'ouverture
Des études préalables aux premiers travaux
Le projet de tramway T6 a été inscrit au contrat de plan État-Région 2000-200610. La concertation préalable s'est déroulée du 15 juin au 6 juillet 2001 dans les neuf communes concernées, puis le STIF a approuvé le schéma de principe le 10 octobre 200210. L'enquête d'utilité publique a eu lieu du 17 janvier au 19 février 2005, et l'arrêté interpréfectoral déclarant le projet d'utilité publique a été pris le 9 février 20062.
Les déviations de réseaux (eau, gaz, électricité) et les travaux préparatoires ont commencé en 2006-2007, avant les travaux de voirie de 2010 à 201311. Le chantier a été découpé en tronçons successifs, 29 dans les Hauts-de-Seine et 17 dans les Yvelines, en limitant les perturbations de la circulation et en maintenant l'accès des riverains2.

Une mise en service en deux phases
La première section, longue de 12,4 kilomètres et comprenant 19 stations, a été inaugurée le samedi 13 décembre 2014, de Châtillon-Montrouge à la station Robert Wagner à Vélizy-Villacoublay2. Cette ouverture a aussitôt changé les déplacements du secteur, en particulier vers Vélizy 2. Les essais sur la ligne avaient commencé le 24 février 2014 : infrastructure, systèmes de sécurité, alimentation électrique, guidage des rames et équipements des stations2.
La seconde phase, le prolongement souterrain jusqu'aux deux stations de Viroflay, a été mise en service le 28 mai 2016, portant la ligne à 14 kilomètres et 21 stations ; l'inauguration officielle a eu lieu le 11 juin 20165. Le chantier, commencé en 2007, aura duré environ sept ans pour la partie de surface et neuf ans jusqu'au tunnel.
Un maillage renforcé du réseau de transports francilien
Des correspondances stratégiques avec les réseaux ferrés
Le tramway T6 offre des correspondances avec les lignes lourdes existantes. À son terminus est, la station Châtillon-Montrouge assure la connexion avec la ligne 13 du métro, qui mène directement au cœur de Paris2. Cette correspondance facilite les trajets domicile-travail de nombreux habitants du sud des Hauts-de-Seine vers la capitale.
À Viroflay, les deux stations souterraines offrent des correspondances avec le réseau ferré de banlieue. Viroflay-Rive-Gauche permet de rejoindre le RER C et la ligne N du Transilien (Paris-Montparnasse), tandis que Viroflay-Rive-Droite est en correspondance avec la ligne L du Transilien (Paris-Saint-Lazare)2. Ces liaisons relient l'ouest de la petite couronne aux gares Montparnasse et Saint-Lazare, à Versailles et à La Défense.
Depuis le 24 juin 2023, le tramway T10 offre une nouvelle correspondance à Hôpital Béclère. Les deux stations sont distinctes, à moins de trois minutes à pied l'une de l'autre12. Le T10 relie le secteur d'Antony et de La Croix de Berny au T6, ce qui facilite les déplacements de banlieue à banlieue sans passer par Paris.
Le désenclavement des territoires et des zones d'activités
Au-delà des correspondances, le T6 a pour vocation de desservir des territoires denses en population et en emplois : Vélizy-Villacoublay, Meudon-la-Forêt et l'axe de la RD 906 de Clamart à Châtillon. Ces secteurs, longtemps mal desservis par les transports en commun, dépendaient largement de la voiture. L'arrivée du tramway offre une alternative à la voiture et contribue aux objectifs de report modal et de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
La ligne dessert plusieurs pôles d'emplois : le quartier d'affaires de Vélizy et le centre commercial régional Vélizy 2, l'hôpital Antoine-Béclère, les zones d'activités d'Inovel Parc et de Novéos2. Cette desserte répond à un enjeu majeur : faciliter les déplacements de banlieue à banlieue, qui représentent une part croissante des flux en Île-de-France.
Une restructuration du réseau de bus
La mise en service du T6 s'est accompagnée d'une restructuration des lignes de bus dans les communes traversées, pour éviter les doublons avec le tram et rabattre les voyageurs vers les stations. Côté titres de transport, le tram se prend avec un ticket Bus-Tram (2,05 € en 2026, valable 1 h 30 avec correspondances entre bus et tram), avec un passe Navigo, valable toutes zones, ou avec Navigo Liberté+13.
Un projet d'aménagement urbain global
La requalification des espaces traversés
Le tramway T6 s'inscrit dans une démarche de requalification urbaine des espaces traversés, selon les termes de l'étude d'impact du projet10. Comme pour de nombreux projets de tramway, la création de la ligne s'est accompagnée d'un réaménagement des espaces publics, en partageant la rue entre le tram, les voitures, les vélos, les piétons et les plantations.
Les travaux ont permis de rénover les voiries, d'élargir et de planter des trottoirs, et de créer environ 11 kilomètres d'aménagements cyclables le long du parcours, selon la RATP11. À Vélizy-Villacoublay, la piste cyclable qui longe le tram est devenue l'épine dorsale du réseau cyclable de la ville14.
Des arbres abattus, des arbres replantés
Le dossier d'utilité publique prévoyait de couper 322 arbres le long de la RD 906, de défricher environ 4 800 m² en forêt domaniale de Meudon, et de planter 560 arbres le long de la RD 906, avec environ 5 000 m² de plantations arbustives10. Par endroits, comme avenue de l'Europe à Vélizy, la plateforme du tram est enherbée.

Un tram sur pneus, plus doux pour les riverains
Le choix des pneus avait été justifié, dans l'étude d'impact, par l'atténuation des vibrations10. C'est un argument pour les quartiers résidentiels denses que la ligne traverse. Les rames offrent de grandes surfaces vitrées, sur environ les deux tiers de la caisse, et un plancher bas au niveau des quais13.
Impact territorial et socio-économique
Faciliter les déplacements de 150 000 Franciliens
Le tramway T6 a été conçu pour quelque 150 000 Franciliens qui habitent ou travaillent à moins de 500 mètres d'une station1. La fréquentation a dépassé les prévisions de départ : 50 000 voyageurs par jour en 2016, puis une hausse continue jusqu'à 21 millions de voyageurs sur l'année 20242. La RATP annonce aujourd'hui plus de 60 000 voyageurs par jour13.
Pour les usagers, le T6 est une alternative fiable à la voiture : le trajet complet se fait en 40 minutes environ, à une vitesse commerciale de 20 km/h permise par le site propre. Voir aussi le plan du tracé du tramway T6.
Un levier de développement économique et immobilier
L'arrivée du tramway constitue un levier de développement pour les territoires desservis. L'amélioration de l'accès renforce l'attrait des zones d'activités et des pôles commerciaux, à commencer par Vélizy 2. Les entreprises implantées le long du tracé profitent d'une meilleure accessibilité pour leurs salariés, ce qui facilite le recrutement et réduit les problèmes de stationnement.
Sur le plan immobilier, l'arrivée d'une ligne de tramway entraîne généralement une valorisation des biens situés près des stations. Les logements proches du tram gagnent en attrait, ce qui se traduit souvent par des loyers et des prix plus élevés. Cette dynamique peut accompagner une densification maîtrisée autour des stations, à condition de préserver la mixité sociale des quartiers.
Une contribution aux objectifs environnementaux régionaux
Le tramway T6 s'inscrit dans les objectifs environnementaux de la Région Île-de-France : en offrant une alternative crédible à la voiture, il favorise le report modal et participe à la décongestion d'un réseau routier très chargé dans le sud-ouest de la petite couronne. Les plantations le long du tracé contribuent à rafraîchir la ville et à relier entre eux les espaces verts.
Défis techniques et enjeux d'exploitation
Le système Translohr : avantages et limites
Le choix d'un tram sur pneus pour le T6 a fait débat. Cette technologie a des avantages : peu de vibrations, capacité à gravir de fortes pentes (jusqu'à 13 % pour le système, 10 % sur le T6 entre la sortie du tunnel et le plateau de Vélizy) et un faible rayon de courbure de 10,5 mètres, utile en milieu urbain contraint4.
Elle a aussi des limites, soulignées par plusieurs observateurs. Le guidage est propriétaire : un seul fournisseur peut livrer les rames, et le système est incompatible avec les trams sur fer. Le matériel est plus cher : environ 140 millions d'euros pour les 28 rames du T6, soit près de 5 millions par rame, contre environ 2,5 millions par rame pour le tram T32. Les pneus doivent être changés tous les 100 000 kilomètres environ3.
La sécurité dans le tunnel de Viroflay
La section souterraine, avec son tunnel de 1,6 kilomètre et ses deux stations, a demandé des équipements de sécurité spécifiques : puits de ventilation, de désenfumage et d'accès des secours, et une signalisation qui n'autorise qu'un tram à la fois entre l'entrée du tunnel et la première station, ou entre les deux stations6. En février 2016, avant l'ouverture, la RATP a testé le désenfumage, les ascenseurs, les escaliers mécaniques et le système de sécurité incendie11.
Le dossier préliminaire de sécurité du projet avait été approuvé le 5 mai 20092.
L'exploitation au quotidien et la maintenance
L'exploitation du T6 repose sur un site de maintenance et de remisage situé à Vélizy-Villacoublay, rue Général-Valérie-André, inauguré le 14 octobre 20132. Il accueille les rames de la ligne, les ateliers de maintenance et le poste de commandement qui régule la circulation.
La maintenance des rames Translohr a ses particularités : remplacement régulier des pneus, entretien du rail central de guidage. Fin mai 2026, en pleine chaleur, un rail de guidage s'est soulevé entre Vélizy 2 et Robert Wagner ; le trafic a été interrompu le temps de remplacer plusieurs mètres de rail, avec des bus de remplacement15. La RATP s'appuie aussi sur son expérience de la ligne T5, équipée de la même technologie.
Perspectives et projets futurs
Les correspondances avec le Grand Paris Express
La station Châtillon-Montrouge doit devenir une gare de la ligne 15 Sud du Grand Paris Express, le métro automatique de rocade entre Pont de Sèvres et Noisy-Champs. Après plusieurs reports, son ouverture est annoncée pour l'automne 202716. Elle reliera directement le terminus du T6 aux autres communes de la petite couronne, sans passer par le centre de Paris.
Le prolongement du tramway T10 jusqu'à la gare de Clamart, où il rejoindra la ligne 15 et le Transilien N, prévoit 3,5 kilomètres et trois nouvelles stations. Une concertation a lieu en octobre 2026, l'enquête publique est souhaitée début 2027 et la mise en service est envisagée à partir de 203812.
Les retours d'expérience du projet
Après près de douze années d'exploitation pour la première section et dix pour le tunnel, le tramway T6 offre un retour d'expérience précieux. La technologie Translohr, plus coûteuse à l'achat, a montré sa capacité à s'insérer dans des environnements urbains contraints et à franchir de fortes pentes. Elle équipe aussi le T5 en Île-de-France, Clermont-Ferrand, Padoue et Venise-Mestre ; Padoue a commandé 26 nouvelles rames en 2022, tandis que Shanghai et Tianjin ont retiré les leurs en 20233.
L'approche qui considère le tramway comme un levier de transformation urbaine, et pas seulement comme une infrastructure de transport, s'est généralisée pour les nouveaux projets de transport en site propre : plantations, place donnée aux vélos et aux piétons, espaces publics de qualité.
L'avenir du tramway dans le sud-ouest de la petite couronne
Aucun prolongement du T6 n'est aujourd'hui annoncé. Les correspondances avec le T10 et la future ligne 15 dessinent en revanche un réseau plus maillé dans les Hauts-de-Seine et les Yvelines, où l'on pourra circuler d'une banlieue à l'autre sans passer par Paris.
L'expérience du T6 nourrit aussi le choix des technologies. Les tramways classiques sur rails restent majoritaires pour les nouvelles lignes franciliennes, en raison de leur coût et de leur capacité éprouvée ; le STIF avait d'ailleurs retenu le fer pour le T8 dès 20042. Le pneu garde sa pertinence pour des tracés à forte pente ou à insertion difficile.
Conclusion
Le tramway T6 Châtillon-Viroflay est un projet structurant pour le sud-ouest de la petite couronne, au-delà de sa seule dimension de transport. Avec 14 kilomètres et 21 stations, il relie le métro 13, le tram T10, le RER C et les lignes N et L du Transilien. Son tunnel de 1,6 kilomètre sous Viroflay témoigne de la capacité des maîtres d'ouvrage à surmonter les contraintes du relief.
Avec ses 28 rames de 46 mètres et ses 21 millions de voyageurs en 2024, le T6 dessert un bassin de 150 000 habitants et salariés et des zones d'emplois comme celles de Vélizy. Son financement partagé entre la Région, l'État, les Hauts-de-Seine, les Yvelines et la RATP illustre la gouvernance à plusieurs niveaux des grands projets franciliens, pour une infrastructure de 384 millions d'euros.
Questions fréquentes
Où va le tram T6 ?
Le T6 relie Châtillon-Montrouge, terminus de la ligne 13 du métro, à Viroflay-Rive-Droite, gare de la ligne L du Transilien. Il traverse Châtillon, Clamart, Meudon-la-Forêt et Vélizy-Villacoublay.
Combien de temps dure le trajet de Châtillon à Viroflay ?
Environ 40 minutes de bout en bout, 42 minutes dans les horaires théoriques, pour 21 stations et 14 kilomètres.
Le tram T6 roule-t-il sur des rails ?
Non : c'est un tram sur pneus de type Translohr, guidé par un rail central placé entre les roues.
Le T6 passe-t-il dans Paris ?
Non. Il reste en banlieue, mais il rejoint Paris par le métro 13 à Châtillon-Montrouge, le RER C et la ligne N à Viroflay-Rive-Gauche, et la ligne L à Viroflay-Rive-Droite.
Quelles stations du T6 sont souterraines ?
Les deux stations de Viroflay : Viroflay-Rive-Gauche et Viroflay-Rive-Droite, à environ 20 mètres de profondeur, au bout d'un tunnel de 1,6 kilomètre.
Sources
- Batiweb, « Île-de-France : le dernier tronçon du tramway T6 inauguré », juin 2016
- Wikipédia, « Ligne 6 du tramway d'Île-de-France », consulté le 29/10/2026
- Wikipédia, « Translohr » et « NTL (entreprise) », consultés le 29/10/2026
- Alstom, « Alstom et NTL inaugurent la section souterraine de la ligne de tramway T6 », juin 2016
- Le Parisien, « Viroflay : le tramway T6 entre en gare », 27/05/2016
- Horizon Employeur, compte rendu de visite du tunnel de Viroflay, 22/09/2015
- RATP, fiche horaire de la ligne T6, juillet 2022
- Département des Yvelines, communiqué d'inauguration du T6, 13/12/2014
- Mobily-Cités, « Île-de-France Mobilités a bien enclenché la mise en concurrence des tramways franciliens », 19/03/2026
- CG78, CG92, RATP, STIF, étude d'impact du dossier d'enquête préalable à la DUP, 11/12/2003
- Techno-Science, « Ligne 6 du tramway d'Île-de-France » (chronologie des travaux)
- Île-de-France Mobilités, projet de prolongement du tram T10, consulté le 29/10/2026
- Bonjour RATP, ligne de tramway T6, et grille tarifaire IDFM 2026
- Ville de Vélizy-Villacoublay, « Le réseau cyclable vélizien »
- France 3 Paris Île-de-France, « Un rail du tramway T6 s'est soulevé à cause de la chaleur », 28/05/2026
- Construction BTP, « Les raisons pour lesquelles l'ouverture de la ligne 15 Sud est encore repoussée », 05/07/2026
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